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  • Hommage à Joëlle DECHAMBOUX

    Cher Jean-Pierre,
    Cher Arnaud,
    Chers Monsieur et Madame BATTISTEL,

    Il est de ces moments dans la vie que l'on redoute et dont on se persuade qu'ils n'arriveront jamais.

    Le départ de Joëlle DECHAMBOUX a suscité une très grande émotion et laisse bien des habitants de Marnaz dans la peine.

    Ce matin, je ne veux retenir qu'une chose de la vie de Joëlle, sa passion. Saint Augustin écrivait qu'il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion.

    Et la passion de Joëlle, son métier, c'était les enfants. Comme il est difficile d'écrire ou de dire celà à l'imparfait. Reprenons, la passion de Joëlle, c'est les enfants. C'est aussi l'école pour tous, l'école de l'égalité. Le devoir de toute la vie et de toute la carrière de Joëlle : Offrir à chaque enfant la possibilité de se construire un avenir.

    Je suis l'un de ces milliers d'enfants qui ont été ses élèves. Ces milliers de visages et de prénoms affichés sur la porte de son bureau. Ces milliers de destins qui doivent quelque chose d'important à Joëlle.

    Je garde aussi évidemment l'image de cette Directrice de l'école élémentaire avec laquelle nous avons conçu et construit l'agrandissement de l'école des Sages. Un projet auquel nous avons travaillé dans une grande complicité.

    Je crois que c'était la raison d'avoir repoussé son départ en retraite et ce fut une satisfaction immense et partagée de pouvoir l'inaugurer ensemble il y a un an.

    Avec son optimisme, sa force de caractère, sa manière de défendre ses projets, Joëlle a su diriger une école sur deux sites, mobiliser une équipe et convaincre ceux qui  pouvaient rendre ses projets possibles.

    Les mérites de Joëlle, nous n'étions pas seuls à les connaître. Quel bonheur et quelle fierté quand elle s'est vu décerner puis remettre les palmes académiques. C'est la reconnaissance de la Nation pour le travail accompli mais aussi pour les valeurs incarnées.

    Quelle émotion aussi que ce départ en retraite, fêté avec tous ses amis, avec une Joëlle debout malgré la fatigue, droite et tellement émue.

    Quelle émotion enfin que le dernier spectacle des classes chantantes dédié à Joëlle par les enfants des écoles de Marnaz.

    Chers amis,

    Le Conseil municipal, la commission scolaire, le personnel municipal et la population de Marnaz s'associe à votre chagrin.

    Sachez que la maladie et le départ prématuré n'effaceront jamais l'oeuvre de Joëlle, toutes ces graines semées, qui poussent et fleurissent chacune à leur tour.

    Et si toutes les questions ne trouvent pas toujours de réponse, retenons que Joëlle aura eu une une vie toute donnée pour les autres et au service de la grandeur de la personne humaine.

    Elle est une grande dame, digne d'admiration et pour nous, un exemple, un modèle.

    Joëlle, en guise d'adieu et parce que tu aimais les mots et la poésie, je te dédie ces quelques strophes de Paul ELUARD :

    La nuit n'est jamais complète
    Il y a toujours puisque je le dis
    Puisque je l'affirme
    Au bout du chagrin
    une fenêtre ouverte
    Une fenêtre éclairée
    Il y a toujours
    un rêve qui veille
    Désir à combler
    faim à satisfaire
    Un coeur généreux
    Une main tendue
    une main ouverte
    Des yeux attentifs
    La vie
    Une vie à se partager

  • #Toussaint 2012 : Hommage à nos défunts de l'Harmonie municipale le jeudi 1er novembre à 11 h 30 au cimetière de Marnaz

    Je vous invite à assister à l'aubade traditionnelle que l'Harmonie Municipale de Marnaz donnera en hommage à nos défunts :

    le jeudi 1er novembre 2012 à 11 heures 30
    au cimetière de Marnaz

  • 6 octobre 2012 : 50 ans de la section AFN de Marnaz-Vougy

    Sophie dion, martial saddier, raymond mudry, francis bianchi

     

    Madame la Députée,
    Messieurs les Conseillers Généraux,
    Monsieur le Maire de Vougy,
    Madame et Monsieur les Maires Honoraires,
    Mesdames et Messieurs les élus,
    Monsieur le Président départemental de UDC-AFN,
    Monsieur le Président départemental des ACPG,
    Monsieur le Président de la section AFN Marnaz Vougy,
    Monsieur le Président du Comité cantonal du Souvenir Français,
    Messieurs les Présidents,
    Messieurs les membres de la section,
    Mesdames les veuves, Mesdames les épouses,
    Mesdames, Messieurs,

    Avez vous remarqué en entrant dans cette salle des fêtes que son parvis est depuis plusieurs années dédiés aux Anciens d'AFN ? Par cette marque, la commune vous avait déjà reconnus dans votre histoire.

    A Vougy, une place dédiée à tous les anciens combattants.

    Je crois que la journée que nous vivons aujourd'hui est très importante. Et quand je dis « je », je devrais dire « nous » puisque je parle au nom de mon collègue Alain SOLLIET.

    La guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie tiennent une place particulière dans notre histoire collective.

    Votre génération, née un peu avant ou pendant la 2ème guerre mondiale, est une génération qui a connu l'avènement d'idées nouvelles au gré de la reconstruction du monde.

    La Charte des Nations Unies allait donner aux peuples de la terre un droit à disposer d'eux-mêmes.

    Dans les suites du deuxième conflit mondial alors que l'Indochine bascule dans la guerre dans un contexte de guerre froide, l'Inde se sépare de la tutelle anglaise.

    L'Afrique équatoriale et occidentale française allait elle aussi se diriger vers la voie de l'autonomie puis de l'indépendance.

    Dès le 8 mai 1945, jour de la Victoire, avec les massacres de Sétif, l'Algérie et le maghreb français allaient progressivement entrer dans des conflits qu'on qualifiera de guerre.

    Un pouvoir politique faible à Paris, celui de la quatrième république, ne permettra pas d'envisager une solution pacifique. Et quand le 13 mai 1958 marque le retour du Général de GAULLE, l'histoire montre qu'il sera malheureusement trop tard.

    Et vous, dans ce contexte, jeunes hommes d'un peu plus de 18 ans, vous avez été appelés à servir sous le drapeau français afin de défendre cette Algérie, terre de soleil, de lait et de miel, que la France a tant aimée, tant aimée qu'elle en a fait des départements et que le territoire de la métropole traversait la méditerranée pour aller « de Dunkerque à Tamanrasset ».

    Vous, jeunes hommes pleins d'idéaux, vous alliez vivre sur cette terre magnifique pour beaucoup d'entre vous l'expérience la plus difficile de votre existence humaine.

    Je veux rendre un hommage appuyé à votre engagement dans cette période difficile et bien sûr reconnaître la souffrance physique, psychologique, morale qui a pu être la vôtre et dont vous êtes marqués encore aujourd'hui.

    Cette souffrance, ce risque du sacrifice ultime, vous l'avez transformé en revenant au pays en amitié, en solidarité en créant cette section.

    En 2012, il ne s'agit pas de refaire l'histoire, ni de sombrer dans la repentance.

    Non, il s'agit bien de rechercher la vérité dans un esprit de réconciliation même si les relations sont très difficiles avec l'Algérie.

    « Algérie, une exigence de vérité », n'est-ce pas le titre de l'exposition qui va être présentée à La Pyramide dès demain et pendant une semaine ?

    Dans cette exigence de vérité, le rôle de la France en Algérie de 1830 à 1962 doit être reconnu, toutes les archives doivent être ouvertes avec un travail scientifique sur toutes les exactions, y compris évidemment celles du FLN. Ce travail de vérité doit aussi continuer se faire sur le sort réservé aux Harkis et aux forces supplétives, au sort des pieds-noirs arrachés à la terre qui les a vus naître.

    C'est un travail historique immense dont l'objectif est in fine que cette guerre dont vous êtes les soldats trouve la place qui devrait être la sienne dans l'histoire du pays, et non pas seulement celle d'une guerre honteuse.

    Je tiens enfin en cet instant à vous souhaiter un excellent anniversaire et parce que je n'ai jamais l'occasion de le faire, à vous remercier pour votre présence à chacune des cérémonies que nous organisons ensemble.

    Anciens d'AFN, merci à vous.
    Anciens d'AFN, honneur à vous.