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Commerce

  • Inauguration du Salon Mille et Une Beautés à Marnaz (place Voltaire)

    http://loicherve.hautetfort.com/media/00/00/824287396.4.JPGDiscours de Céline MORFOISSE

  • [Le Messager] Un futur Archamps dans le bassin clusien ?

    La vallée de l'Arve peut-elle accueillir une grande zone commerciale de type Archamps avec hypermarchés, cinéma... ? Marnaz envisage de consacrer à terme 9 ha à une telle zone. 

    Lors de son dernier conseil municipal, Marnaz a délibéré pour demander au préfet l'autorisation de transformer un triangle de 94 000 m² de zone d'aménagement futur en zone d'aménagement différé (voir détails ci-contre).

    Le but : se constituer une réserve foncière petit à petit, dans l'idée de créer un jour une zone à vocation commerciale. Hypermarché, complexe de cinéma... Aucune idée n'est exclue par le maire Loïc Hervé, qui prévient qu'aucun projet précis ne se cache derrière ce dossier. « Même si nous avons été contactés depuis le début du mandat par de nombreuses enseignes car l'emplacement est idéal, nous n'avons aucun contact. Il s'agit de faire des réserves foncières sans attendre le Scot. Mais il est évident que c'est le type d'aménagement qu'il faudra discuter lorsque l'on en aura un. » Le schéma de cohérence territoriale permettra, une fois la com'com de Cluses constituée, d'échanger collectivement à hauteur de bassin de population sur le devenir de ces zones d'aménagement.

    Pour l'instant, Marnaz lance seulement sa demande et n'a pas réfléchi au sujet avec les maires voisins ou la chambre de commerce. Le but est avant tout de ne pas perdre de temps dans le processus d'acquisition foncière. Mais il apparaît que la compatibilité d'un tel pôle avec le futur projet autour de la gare de Cluses devra faire partie de la réflexion.

    « Schéma des années soixante-dix » 

    L'éventualité de la constitution d'une telle zone ne laisse pas indifférent. Pour le député-maire de Bonneville Martial Saddier, créer une zone de plus de 9 hectares, « c'est un schéma des années soixante-dix/quatre-vingt. Il y a déjà en Haute-Savoie deux fois plus de surfaces commerciales que la moyenne nationale, sans même compter les autorisations accordées dont les travaux n'ont pas encore commencé. » Pour le maire bonnevillois, le nerf de la guerre aujourd'hui c'est la sauvegarde des commerces de centre-ville et l'accroissement de leur attractivité. Une priorité que la com'com Faucigny-Glières a inscrite dans son propre Scot. « Et Reignier a fait de même », ajoute-t-il, sortant l'alerte rouge : « Si ça se fait, c'est la déstructuration de tous les commerces de centre-ville de Passy à La Roche-sur-Foron  ! Et c'est le genre de choses qui nécessite une vision beaucoup plus large qu'un seul bassin de population », estime le député qui, lui aussi, a été sollicité par des promoteurs attirés par le secteur Findrol de Contamine-sur-Arve.

    Proximité et maintien des équilibres 

    De son côté, Loïc Hervé assume sa vision seventies. « Le bassin clusien compte 45 000 personnes, la CCFG 25 000. Est-ce qu'il est normal de devoir se déplacer à Sallanches ou Archamps pour aller au cinéma ? Pour moi il n'y a pas d'opposition entre commerces de centre-ville et de périphérie. Nous avons aussi dépensé 300 000 € pour la réhabilitation de la place Voltaire et de ses petits commerces. » Hubert Mermillod, président de la fédération des commerçants indépendants de Haute-Savoie, se montre « loin d'être favorable à ces idées-là. Il y a déjà un projet autour de la gare de Cluses, qui est un bon projet. Après, en mettre d'autres n'importe où... » Le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Guy Métral ne se prononce pas car il n'a pas encore évoqué le projet de Marnaz avec le maire, ni l'éventuelle compatibilité avec le projet de la gare de Cluses.

    Il n'est pas contre si les commerces ne doublonnent pas. Mais « à titre personnel, je privilégierais le centre-ville et la proximité, cela donne de la souplesse : le portefeuille des gens n'est pas extensible et il faut penser au vieillissement de la population. » Et insiste sur le nécessaire « maintien des équilibres entre les différentes formes de commerces, à la pérennité du commerce de proximité.
    Pour cela il faut prendre en compte l'existant, et se doter d'un document de type Scot ou Dac (Document d'aménagement commercial) , ce sera lancé d'ailleurs prochainement dans notre CDDRA du Faucigny. » Marnaz de son côté organisera une réunion publique à la rentrée afin d'informer et rassurer les riverains sur les conséquences de cette demande de Zad.

    DAVID GOSSARD

    Source : Le Messager