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Devoir de mémoire

  • Discours du 11 novembre 2013

    Mesdames et Messieurs,

    Nous commémorons ce matin le 95ème anniversaire de la signature, dans la clairière de Rethondes, de l’armistice le 11 novembre 1918.

    De la même façon chaque année ici à Marnaz comme dans toutes les villes et tous les villages de France, avec le même recueillement, nous honorons la  mémoire des 1 400 000 français parmi les 9 millions de morts que fit cette Grande Guerre.

    Cette année prendra cependant un relief particulier. Si l’on ne commémore pas à proprement parler le déclenchement ou la déclaration de guerre, nous allons entrer dans quatre années de commémoration de la guerre de 1914-1918.

    14-18 : Quatre années d’une guerre atroce, dont les conséquences se mesurent encore aujourd’hui. Quatre années de commémoration pour mesurer ce qu’a représenté ce conflit dans l’histoire de France et de l’Europe.

    Bien sûr avec les grandes dates : la bataille de la Marne, Dixmude, la bataille de la Somme, Verdun, le chemin des Dames…

    Mais aussi avec ce que la guerre a transformé dans le pays, dans sa sociologie, dans son économie, dans sa démographie.

    La cicatrice béante de cette "Der des Der" qui n’en sera pas une, aura été le terreau de la seconde guerre mondiale qui, vingt ans plus tard, embrasera l’Europe et le monde.

    Près d’un siècle plus tard, ce ne sont pas moins de 30 nations de tous les camps qui commémoreront ensemble ce conflit. L’amitié franco-allemande et la construction européenne auront eu raison de ces guerres fratricides qui fauchait une génération après l’autre.

    Ne jamais oublier la guerre est un devoir absolu dont le corrolaire est d’entretenir toujours la paix, bien si précieux qu’il est devenu naturel.

    Il appartient aux générations qui se succèdent d’entretenir ce sentiment dans la conscience de chacun. Faute de quoi le clairon de la charge, celui de la retraite n’annonceront que finalement celui de la sonnerie aux morts, comme dans ce poème de Gérard Brazon :

     

    Le clairon sonne au loin, forçant  les fatigues.
    Des regards morts sur des visages meurtris
    Se lèvent, affirmant le doute, l’incompris.
    Des larmes s’écoulent rompant l’immense digue.


     C’est un soleil et non le temps d’une boucherie
    Qui, ce jour, se lève. Des ombres s’avancent,
    Le long des tranchées de la désespérance.
    De la terre, s’ouvrent des bouches noires de carie.


    Le clairon balaye les frontières de mort.
    Des cris et des rires venant de l’ennemi,
    Se mêlent aux joies de tous nos soldats amis.
    Oubliée la haine, le désespoir et les torts.

     
    Des tranchées sortent des hommes vivant sous terre,
    L'uniforme invisible, ils regardent le ciel.
    Le clairon sonne la fin des combats. Si fier.
    Redonnant la vie, face au monde fou et cruel !

     
    Les hommes titubent. L’officier devient le frère.
    Les larmes écoulant le trop plein de haine
    Les rancunes, les frères morts laissés en terre
    La guerre est finie. La paix entre en scène.


    Ils reviendront dans leurs foyers ces gueules cassées
    Ces soldats d’une guerre civile. La grande guerre !
    Guerre ou l’Europe entière s’est suicidée
    Apportant un siècle de lutte et de misère.

     
    Le clairon sonne la fin des combats, la paix !
    L'avenir porte un nom. L'espoir d'une autre vie!
    Une vie qui retrouve un prix. Souvent oublié !
    Ce jour à un autre goût. La guerre est finie.

  • Marnaz : Journée de commémoration de la Déportation

    dépôt de gerbe, monde combattant, déportation

    Photo : Joëlle GARIN

  • Ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe (Assemblée Générale de l'Union Nationale des Officiers de Réserve)

    http://loicherve.hautetfort.com/media/02/01/824287396.13.JPG