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Discours

  • Discours de Loïc Hervé, Maire de Marnaz et Sénateur de la Haute-Savoie pour à l'occasion des voeux pour 2016 @loichervepublic

    Cérémonie des Vœux
    Marnaz, le 8 janvier 2016

     

    Discours de Loïc HERVÉ
    Sénateur de la Haute-Savoie
    Maire de Marnaz
    Président de la Communauté de Communes
    Cluses, Arve et Montagnes

      

    Mesdames, Messieurs,
    Chers marnerotes et chers marnerots,
    Mes chers amis,

    Je vous salue toutes et toutes en vos titres, grades et qualités, reprenant ainsi l’expression favorite de notre Sous-Préfet que je salue et remercie pour sa présence.

    C’est la 8ème fois que j’ai l’honneur de vous présenter mes vœux, et cette année, je le fais dans un contexte tout à fait singulier.

    Malheureusement, cette cérémonie trouvera de nombreux points communs avec celle de l’année dernière.

    En effet, si l’année 2015 a débuté dans le sang, elle se termine dans un véritable bain de sang.

    L’esprit de liberté,
    les valeurs qui nous font vivre,
    notre mode de vie,
    la civilisation dont nous sommes les héritiers,
    tout cela a été visé, attaqué, touché en plein coeur.

    Alors ce soir, avant tout, je veux vous parler de LA FRANCE.

    Car, ne nous y trompons pas, c’est bien notre pays, dans ce qu’il représente et dans ce qu’il incarne qui nous vaut aujourd’hui de devoir livrer une bataille pour défendre l’essentiel.

    Alors dans ce combat qui durera longtemps, il nous faudra la vigilance et la résistance de chacun. En termes plus précis, nous avons et nous aurons besoin de vous.

    Nous devons lutter contre tout ce qui conduit au départ de jeunes qui sont nés en France, qui ont grandi dans ce pays et qui pour beaucoup d’entre eux sont de nationalité française.

    Nous devons lutter contre la progression dans notre pays d’idées qui remettent tout simplement en cause les principes mêmes qui sont protégés par la République : nos libertés, l’égalité, l’idéal de la fraternité, la laïcité.

    Les valeurs de la République n’ont pas vocation à se retourner contre elle et conduire in fine à son propre asservissement.

    Notre droit, qui tire son inspiration du droit romano-germanique, de l’Habeas Corpus, des Lumières, de la Déclaration ou de la Convention Européenne des Droits de l’Homme n’a rien à voir avec la Chariah.

    Je ne me reconnais donc pas dans les revendications qui permettraient d’instaurer en France, sur la base d’un droit religieux :

    - l’inégalité entre les femmes et les hommes ;
    - l’instauration obligatoire de régimes alimentaires différenciés dans la restauration scolaire ;
    - l’obligation pour la commune de construire des lieux de culte.

    Aller rechercher les causes du mal uniquement dans la misère sociale ou dans le fait que le processus d’intégration se soit enrayé, serait commettre une nouvelle erreur. 

    Le fanatisme religieux procède des mêmes mécanismes psychologiques que les sectes.

    La lutte contre le radicalisme religieux et leurs petits gourous est un devoir de protection de notre démocratie. Là se situe effectivement l’enjeu.

    Et j’en viens directement à Marnaz, puisque notre commune a défrayé la chronique depuis le funeste 13 novembre 2015.

    A cet instant, comme Maire, comme parlementaire et à titre personnel, je tiens à rendre tout d’abord un hommage au ministre de l’Intérieur, à notre Préfet et notre Sous-Préfet, aux gendarmes, aux services de renseignements et à la justice, d’avoir pris les décisions et mené sur la commune les actions nécessaires.

    Dans les fonctions qui sont les miennes, je souhaite vous faire part de ma mobilisation totale :

    - Comme Maire de Marnaz et avec le Conseil municipal, nous avons décidé de renforcer la sécurité devant les écoles et le déploiement de la vidéoprotection tombe à point nommé.

    - Comme Sénateur, j’ai voté la prolongation de l’état d’urgence et je prendrai toute ma part dans le débat de révision de la Constitution sur la déchéance de nationalité.

     

     

    2015 a été pour Marnaz une année importante et je tiens à remercier Pascale CAMPS pour la rétrospective complète qu’elle nous a retracée. Je m’associe à l’ensemble des remerciements adressés à toutes celles et tous ceux qui contribuent au succès de notre belle commune de Marnaz 

    Merci aussi, chère Pascale, pour vos vœux, à mon endroit, à l’endroit de ma famille.

    A mon tour de vous présenter les miens, pour vous et pour vos proches, Didier, Marine et François, afin que 2016 vous apporte ce que vous en attendez.

    A travers vous, je veux remercier la municipalité dans son ensemble, Robert, Françoise, Thierry, Joëlle, Pierre et Chantal, ainsi que l’ensemble des membres du Conseil municipal.

    Avoir une équipe soudée, inventive, présente à tous les instants, c’est la plus grande force d’un Maire. Merci.

    Merci pour votre présence, merci pour votre bienveillance, merci pour votre franchise et pour votre amitié.

     

     

    2016 sera, pour Marnaz, une année de mémoire.

    Fêter son cent cinquantième anniversaire est un privilège rare pour une commune qui nous incite à regarder notre histoire et nos racines.

    Mercredi dernier, avec mes prédécesseurs Arlette DEBALME et François PERNAT et les membres du Conseil municipal, nous avons honoré la mémoire du 1er Maire de Marnaz, Pierre Louis ROSSET, le jour même de l’anniversaire de la publication du décret impérial du 6 janvier 1866.

    Je veux à cet instant féliciter très sincèrement Gérald RICHARD et Joëlle SOLLIET-GARIN pour les deux ouvrages publié ou à paraître.

    Richement documentés, ils vous permettront de vous nourrir de notre héritage commun, sur les conditions de la séparation comme sur le patrimoine et l’historique depuis cette date.

    Revenons quelque peu sur cette histoire.

    Nous sommes au début de la deuxième moitié du XIXème siècle.

    En 1866, la Savoie vient de redevenir française et Marnaz, ex hameau de Scionzier, est un village rural d’un peu plus de mille habitants.

    Les premières fabriques d’horlogeries sont créées. Les cours d’eau, le Nant et ses biefs, leur donnant la force nécessaire pour produire.

    L’agriculture est encore très fortement implantée, essentiellement aux pieds et sur les versants car le cours de l’Arve et ses divagations, évoquées par Victor HUGO dans la « Légende des Siècles », constituent un véritable obstacle au développement que seul le XXème siècle saura surmonter.

    Marnaz naît à la vie communale sous le Second Empire, de Napoléon III.

    Et c’est sous ce régime méconnu de l’histoire nationale que la seconde révolution industrielle donne à Cluses, Scionzier, Thyez, Marnaz et Magland un essor économique dont nous ressentons encore la force aujourd’hui dans un territoire qui va bien au-delà.

    En 1889, plusieurs chefs d’entreprises de Marnaz sont à l’Exposition Universelle qui allait donner la Tour Eiffel à Paris et en devenir son symbole.

    Et puis, la Grande Guerre vient saigner notre commune de Marnaz, la privant comme tous les villages de France, de nombreux jeunes hommes, tombés au Champ d’Honneur.

    Marnaz poursuit son développement. Il faut attendre la Libération et les Trente Glorieuses pour connaître la principale croissance démographique et économique qui se traduit par l’aménagement de zones industrielles, construction de logements collectifs et sociaux, de la voirie et des principaux équipements publics.

    Dans les années 70, une nouvelle Mairie-Poste est construite et Angel BOISIER, le maire de l’époque évoque la possibilité que Marnaz atteigne 10 000 habitants en l’an 2000.

    Si cet objectif est loin d’être atteint, Marnaz a poursuivi son développement dans les années 80 et 90, devenant, au cœur du bassin clusien, une petite ville plus urbaine qui voit s’installer de nombreuses familles, tout en restant fidèle à sa matrice industrielle, à sa culture ouvrière.

    Et 2016 ?

    2016 sera une année de fête qui célèbrera cette histoire et qui cultivera notre identité locale.

    S’est très vite imposée l’idée de mettre la musique au cœur de cette année, pour non pas comme un point d’orgue mais comme le début d’une nouvelle portée. 

    Oui, en 2016, à Marnaz on chantera !

    Si la commune a été créée en 1866, l’Harmonie Municipale, elle, a été fondée en 1836, trente ans plus tôt.

    Et c’est en 1836 qu’est organisé le 1er festival des musiques du Faucigny.

    En 2016, Marnaz accueillera donc le 180ème festival pour les 180 ans de son Harmonie :

    Une grande et belle journée avec toutes les formations musicales du Faucigny, la fanfare du 27ème BCA et le Bagad de la base aéronavale de Lann Bihoué ainsi que, nous l’espérons, l’Harmonie de notre commune jumelle, Quincinetto.

    Marnaz, ville de culture et de musique, verra l’inauguration de la nouvelle école de musique et les nouveaux locaux de la Batterie Fanfare dans l’ancienne villa BOISIER.

    Une année musicale vous sera proposée, avec la 4ème Nuit Blues et plusieurs évènements organisés sous l’égide du comité du festival. A ce titre, je ne peux que relayer les l’appel aux habitants vous ont été faits par le Président Pierre MATHIEU tout à l’heure.

     

     

    Je reviendrai plus en détails sur les projets de 2016 lors de la réunion publique que nous organiserons une fois le budget adopté.

    Je veux insister sur le fait que des efforts de gestion considérables ont été réalisés sur le fonctionnement de la commune. Je remercie les élus et les agents de la commune qui ont décidé et mis en œuvre ces efforts.

    Nous pourrons donc continuer d’investir en 2016 et je gage que nous puissions avancer sur la reconstruction de l’EHPAD des Corbattes comme sur la préservation de notre tissu de professions médicales.

    L’aménagement de la ZAC ECOTEC se poursuit dans son secteur industriel, comme dans son secteur logements.

    De tout cela nous reparlerons et le Marnaz’ine vous tiendra informé de l’actualité communale.

     

     

    Mais pour moi, 2016 sera une année fondatrice dans le domaine de l’intercommunalité. C’est en tous cas le cap que je souhaite donner à notre Communauté de Communes ! 

    - La baisse des dotations aux collectivités,
    - l’entrée en vigueur de la loi NOTRe et la nouvelle répartition des compétences entre la Région et le Département,
    - la possibilité de créer des communes nouvelles,

    nous offrent un contexte nouveau.

    A cet instant, je veux m’adresser à vous tous en associant mes 9 collègues maires et vice-présidents et 34 conseillers communautaires qui m’entourent, que je remercie pour leur présence et leur engagement constant.

     « N’ayez pas peur » disait l'une de mes références personnelles que vous reconnaîtrez si vous me connaissez bien.

     Alors OUI !

    N’ayons pas peur de l’avenir, simplement en ayant conscience qu’il n’appartient qu’à nous même de lever les derniers freins qui nous empêcheraient d’avancer :

    - oublions les habitudes et le théorème du « c’était mieux avant » ;

    - contrarions les égoïsmes, et le conservatisme ;

    - rejetons les postures choisies d’avance, la tentation des nouvelles féodalités et les pressions politiques extérieures.

    Mais résolument, pour notre territoire et dans son seul intérêt :

    - recentrons-nous ;

    - soyons nous même et fiers de l’être, conscients de notre force et des domaines à améliorer.

    - soyons responsables de la petite partie de la planète dont nous avons la charge, soyons responsables de l’eau qui coule et que nous buvons comme de l’air que nous respirons ;

    Voici la seule feuille de route : « Soyons les bâtisseurs, là où bat le cœur de l’économie haut-savoyarde, notamment son industrie et son tourisme, les bâtisseurs d’un modèle qui traduise en actes la solidarité, le partage, le développement »

    Nous avons :

    - un SCOT à construire avec les territoires voisins ;

    - un réseau de transport public à réinventer ;

    - un Funiflaine et un Technocentre à réaliser ;

    - une présence médicale à sauvegarder ;

    - des entreprises et des commerces à accueillir, des entreprises et des commerces à conforter ;

    - des quartiers urbains à rénover ;

    - des villages balcons à promouvoir ;

    - des stations de ski à développer ;

    - des réseaux numériques, des réseaux d’assainissement à déployer.

    Nous avons vocation à prendre notre part à la constitution d’un véritable territoire d’équilibre au cœur de la Haute-Savoie à l’instar des territoires que sont l’Annécien, le Genevois, le Chablais.

    Nous avons du pain sur la planche et je le sais, toutes les décisions ne seront pas faciles à prendre, mais avec un bureau communautaire qui prépare, et un conseil communautaire qui débat et qui tranche, alors oui nous pourrons relever ces défis, qui ne sont pas qu’un inventaire à la Prévert mais effectivement le vrai programme de travail qui nous attend.

    J’ai confiance et je sais que nous y parviendrons car d’une obligation législative, il faut que nous fassions un destin, et ce destin, il faut que nous le traduisions en projet pour tout un territoire et en une réalité pour nos concitoyens.

    C’est une perspective enthousiasmante et peu d’élus dans l’histoire locale auront eu la chance de vivre une période aussi passionnante.

    J’en viens à ma conclusion par une conviction qui est pour moi une certitude.

    La Haute-Savoie et notre territoire Cluses Arve et Montagnes ont des atouts majeurs.

    Et Marnaz a une singularité à apporter à ce territoire.

     

    Alors, chers amis, pour 2016,

     

    A chacune et chacun d’entre vous,

    A vos familles,

    A vos associations,

    A vos entreprises,

    A notre Haute-Savoie,

    A notre Communauté de Communes Cluses Arve et Montagnes, aux communes qui la composent Arâches La Frasse, Cluses, Magland, Mont-Saxonnex, Nancy-sur-Cluses, Le Reposoir, Saint Sigismond, Scionzier et Thyez,

    A notre commune de Marnaz,

     

    Je souhaite une belle année,

    une année d’espérance,

    une année de partage et de fraternité.

     

    Bonne année 2016 à tous !

  • Discours de Loïc HERVE, Maire de Marnaz pour la fête nationale, le 13 juillet 2014

    Monsieur le Conseiller Général et Maire de Scionzier,
    Madame et Monsieur les Maires honoraires de Marnaz,
    Mesdames et Messieurs les Adjoints et Conseillers municipaux de Marnaz, et des communes voisines, Cluses, Scionzier et Vougy,
    Messieurs les Anciens Combattants et porte-drapeaux,
    Messieurs les représentants Gendarmerie nationale et de la Marine nationale
    Mon Lieutenant, Mesdames et Messieurs les Officiers, Sous-Officiers, caporaux et sapeurs, Anciens et Jeunes Sapeurs-Pompiers,
    Mesdames et Messieurs les Musiciens,
    Monsieur le Chef de cérémonie,
    Mesdames, Messieurs,

    Comme dans toutes les villes et tous les villages de France, nous voici rassemblés ce soir devant notre Monument aux Morts pour célébrer tous ensemble notre fête nationale.

    2014 est une grande année de commémoration :

    Commémoration de la Grande Guerre tout d’abord qui allait trouver les causes de son démarrage par l’assassinat du grand-duc d’Autriche François Ferdinand au début de l’été 1914. Dès le 3 août de cette même année, la mobilisation générale était décrétée en France et 4 ans et demi de guerre s’en suivirent. Les blessures créées par cette guerre mondiale allaient être le terreau d’une autre guerre mondiale, vingt ans plus tard.

    Commémoration de la Libération de notre vallée et de la Haute-Savoie, il y a 70 ans. Nous commémorerons ces évènements le 18 août.

    Ce soir, nous faisons mémoire de celles et ceux qui dans l’histoire de la France ont fait le don de leur vie pour la préservation de notre liberté.

    A mesure que les derniers témoins disparaissent, nous prenons la mesure de l’importance de la préservation de la mémoire. Si l’Europe s’est construite, si l’amitié franco-allemande s’est renforcée, c’est pour que ces démons de la guerre entre les peuples soient à jamais anéantis. Si l’Europe a donné à notre continent près de 70 ans de paix et de croissance économique, sachons nous rappeler que dans l’histoire, rien n’est pourtant jamais acquis définitivement.

    Ayons une pensée également pour les jeunes femmes et les jeunes hommes engagés actuellement sous les drapeaux au service des armes de la France. Ils défendent le même idéal en assurant notre sécurité et la protection de notre modèle de civilisation et de culture. La mission universelle de la France, c’est de défendre la liberté d’expression, l’égalité entre les femmes et les hommes ou la laïcité.

    Je veux ce soir également rendre un hommage appuyé à nos Sapeurs Pompiers du Centre de Première Intervention Marnaz-Scionzier. Aux jeunes, aux volontaires et aux professionnels, aux anciens, je veux dire combien nous sommes fiers de vous et de votre engagement permanent pour protéger les biens et les personnes. La population marnerote rassemblée ce soir vous remercie et félicite ceux qui parmi vous ont été promus et décorés.

    La France a connu des crises, la France a connu des guerres. Elle a surmonté ces épreuves dans le rassemblement.

    C’est ce que nous enseigne notre histoire nationale dont nous sommes tous à la fois les enfants et les héritiers.

    Vive la République, Vive la France !

  • Discours à l'occasion de l'inauguration de la Maison de la Petite Enfance "Le Petit Prince" de Marnaz, 14 juin 2014

    Monsieur le Préfet, Georges-François LECLERC
    Monsieur le Sous-Préfet, Francis BIANCHI
    Madame la Députée, Sophie DION
    Monsieur le vice-président du Sénat, Jean-Claude CARLE
    Monsieur le Sénateur, Jean-Paul AMOUDRY
    Monsieur le Conseiller Général, Maurice GRADEL
    Monsieur le Conseiller Général, Jean-Louis MIVEL
    Madame et Monsieur les Maires honoraires de Marnaz, Arlette DEBALME et François PERNAT
    Mesdames et Messieurs les Maires,
    Mesdames et Messieurs les Adjoints et Conseillers municipaux de Marnaz et des communes voisisines,
    Mesdames et Messieurs les membres du Conseil communautaire de la Communauté de Communes Cluses, Arve et Montagnes
    Mesdames et Messieurs les entrepreneurs,
    Mesdames et Messieurs les présidents,
    Mesdames et messieurs les représentants des « Petits Chaperons Rouges »,
    Monsieur le Directeur Général des Services,
    Madame la responsable du Relais des Assistantes Maternelles « Les petits loups du Bargy »,
    Mesdames et Messieurs les musiciens de la Batterie Fanfare et de l'Harmonie municipale,
    Mesdames et Messieurs,

    Je tiens à vous remercier de votre présence nombreuse ce matin pour cette inauguration de la Maison et de la petite enfance "Le Petit Prince" et de la rue Antoine de Saint Exupéry.

    Je tiens à féliciter d'emblée l'architecte Laurent RIZZOLIO, l'ensemble de l'équipe de maîtrise d'oeuvre, les entreprises et les services municipaux qui ont pris part à la réussite de cette réalisation.

    Je tiens à remercier également les financeurs : la Caisse d'Allocations Familiales et Conseil Général de la Haute-Savoie au titre des crédits alloués à notre Conseiller Général Maurice GRADEL.

    Je laisserai dans quelques instants la parole à mes adjoints Robert GLEY puis Pascale CAMPS vous présenter cette Maison de la Petite Enfance plus en détails.

    Pour ma part, je m'en tiendrai aux symboles les plus marquants de cette réalisation.

    En le plaçant dans un contexte urbain, ce bâtiment contemporain, ambitieux sur le plan environnemental est à la charnière du centre et du quartier ancien de Marnaz. Il s'inscrit dans le projet urbanistique de la commune qui permet de donner une articulation entre les équipements et une meilleure qualité de vie.

    Cette Maison de la Petite Enfance vient complèter l'ensemble des services à la population auxquels une petite ville de 5300 habitants peut prétendre qu'il s'agisse de la petite enfance, des services périscolaires, des adolescents ainsi que des personnes âgées

    Deux hommages enfin, l'un à Saint Ex, l'aviateur, l'écrivain, le poète pour les 70 ans de sa disparition en mer le 31 juillet 1944 au large de Marseille et l'autre pour son œuvre magistrale "Le Petit Prince" qui compte parmi les ouvrages les plus connus au monde et les plus traduits.

    Je souhaite longue vie à cet équipement, aux enfants et leurs familles qui le fréquenteront, aux professionnels qui les accueilleront.

    Et si Antoine de Saint Exupéry n'a pas inventé de nouvelle mythologie, sachez qu'il y a quelque part dans le Sahara un petit enfant qui interroge l'aviateur égaré et qui lui raconte sa planète et lui parle de sa rose.

    Alors je ne résiste pas à vous en lire deux passages :

    « Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça ? »

    Et c'est à la fin de la nouvelle que nous trouvons la réponse...

    « C'est là un bien grand mystère. Pour vous qui aimez aussi le petit prince, comme pour moi, rien de l'univers n'est semblable si quelque part, on ne sait où, un mouton que nous ne connaissons pas a, oui ou non, mangé une rose...

    Regardez le ciel. Demandez-vous : Le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ? Et vous verrez comme tout change...

    Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance ! »

    Bonne visite et bonne journée à tous.

  • Discours de Marnaz, le 3 avril 2012 (1/5) : Introduction

    Mesdames, Messieurs, mes chers amis,

    Je suis très heureux de vous voir si nombreux ce soir dans cette Salle des Fêtes de Marnaz pour le lancement de ma campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2012.

    J'y vois là un heureux présage. J'y vois aussi un devoir, celui de ne pas décevoir l'intérêt que vous portez à la fois à cette élection et à ma démarche.

    Avec émotion, je salue l'équipe municipale de Marnaz que je conduis depuis 4 ans et qui fait de moi, un Maire heureux et fier de tout ce que nous menons à bien ensemble.

    Un Maire heureux et fier aussi de ce soutien amical et franc dans ces élections et dont j'ai chaque jour des preuves. Merci Pascale pour tes mots d'accueil, merci à tous.

    Permettez-moi de saluer chaleureusement les personnalités politiques présentes :
    - Jean-Paul AMOUDRY, Sénateur et Conseiller général de la Haute-Savoie, Président départemental de la formation politique à laquelle j'appartiens : le Nouveau Centre,
    - Maurice GRADEL, Conseiller général de ce canton et Maire de Scionzier,
    - Jean-Luc RIGAUT, Maire d'Annecy et Conseiller général de la Haute-Savoie,
    - Dominique PUTHOD, Conseiller général de la Haute-Savoie et adjoint au Maire d'Annecy,
    - Mesdames et Messieurs les Maires (Patricia ROSA, Maire d'Arâches-La Frasse, Bernard CARTIER, Maire de Châtillon-sur-Cluses, Jean-Pierre BLANCHET, Maire du Reposoir, Jacky MARTINELLI, Maire du Mont-Saxonnex, Gilbert CATALA, Maire de Thyez, Gilles PETIT-JEAN, Maire de Passy),
    - Mesdames et Messieurs les adjoints au Maire et Conseillers municipaux représentant de très nombreuses communes de la circonscription (Cluses, Magland, Samoëns...) et même au delà !
    Parmi eux, je fais un clin d'œil tout particulier à mes amis de la future Communauté de Communes Cluses, Arve et Montagnes, mes camarades de lutte !
    Nous attendons l'arrivée de Jean-Luc ARCADE, Président du Parti Radical de la Haute-Savoie.
    Je salue amicalement Philippe DEPARIS, candidat dans cette élection et qui me fait l'amitié de sa présence. Il me rend la politesse puisque j'étais présent au lancement de sa campagne à Cluses.

    Je tiens à excuser Éric FOURNIER, Conseiller régional et Maire de Chamonix-Mont-Blanc, ainsi que Bernard BOSSON, Ancien Ministre.


    Certains me connaissent, d'autres moins.

    Je sais que cet exercice est périlleux mais je veux vous dire ce soir ce qui dans ma vie m'a conduit à me présenter à cette élection législative.

    Oscar WILDE disait de la jeunesse qu'elle est un art.

    Je ne sais pas si cette affirmation est vraie, mais que dire d'autre alors si ce n'est que j'ai 31 ans, que je suis marié et père de deux charmants enfants.

    Face à un engagement comme celui des élections législatives qui va me demander beaucoup d'énergie et de temps, c'est à ma famille que je pense en premier ce soir.  

    J'ai grandi ici, je vis ici, je travaille ici, je suis élu ici et j'œuvre au quotidien dans les fonctions qui sont les miennes à la défense de tout ce qui permet à l'être humain de s'accomplir et de s'épanouir. Pour moi, il s'agit de la famille, du travail ou de la vie associative.

    Mes origines savoyardes et bretonnes, l'histoire de mes parents qui sont présents ce soir et que j'embrasse, nous ont accrochés, ma sœur, mon frère et moi à cette pente du Bargy.

    Marnaz, cette pente, ces montagnes que j'ai gravies, sans être un véritable alpiniste, sont mes racines, mon ancrage, mon terroir. J'aime le caractère des gens d'ici, l'ardeur au travail, la fidélité dans l'amitié. Ces traits de caractère ont été forgés par la rigueur du climat, la rudesse des éléments. Ces traits de caractère, je les ressens, je les ai faits miens.

    Et si j'ai choisi Marnaz pour cette première réunion, comme je l'avais fait le 23 janvier dernier pour l'annonce de ma candidature, c'est autant un choix qu'une évidence.

    Les hasards de la vie, la volonté d'Arlette DEBALME, mon prédécesseur, les élections de mars 2008 ont fait de moi le Maire de cette commune de Marnaz et le deuxième plus jeune maire de Haute-Savoie.

    Mais ce soir, j'en viens au plus important, je veux vous dire avec clarté ce que je compte faire dans cette élection, pour la France, pour notre territoire, et dans quel état d'esprit.

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  • Inauguration de l'exposition "L'école autrefois" - Allocution de Monsieur le Maire de Marnaz

    Je voudrais dire en quelques mots ce qui me touche particulièrement dans cette exposition.

    Ici, dans tout ce que vous pourrez voir, découvrir ou redécouvrir, il ne s'agit jamais de nostalgie mais de célébration d'une école nouvelle, celle de la IIIème République, celles des lois Grévy et Ferry.

    Il faut se remettre dans le contexte d'une France rurale qui avait besoin de former une élite et d'accompagner les mutations économiques des révolutions industrielles. Il faut se rendre compte que dans ces périodes, l'accès au baccalauréat et à l'université étaient exceptionnels. Pour autant l'ascenseur social fonctionnait à plein.

    L'école publique d'avant-guerre a été cette institution cardinale de la République qui a conforté dans le pays les idées qui ont permis l'émancipation et l'accès à la citoyenneté pour les masses.

    Des hommes et des femmes ont fait cette école dans des périodes d'affrontements idéologiques qui sont aujourd'hui dans nos livres d'histoire.

    Ainsi, à l'instar de l'évocation de Monsieur BETTEVAUX, instituteur et secrétaire de mairie, l'évocation du nom de Joseph BUCHET, Maire de Marnaz, qui se trouve être l'un de mes aïeux, et qui a porté, comme industriel horloger, comme homme politique républicain, comme président de la société d'action républicaine, cette belle idée d'une école pour tous, filles et garçons, enfants de paysans, d'ouvriers ou de bourgeois.

    Cette école, c'est encore, l'école d'aujourd'hui et les principes qui la fondent : Liberté, Egalité, Laïcité demeurent. Des défis nouveaux se présentent à cette institution. La prise en compte de la diversité des enfants et de leurs talents, le rôle majeur dans l'intégration des enfants des populations immigrées, l'ouverture aux nouvelles sources de la connaissance...

    L'école d'aujourd'hui doit puiser dans l'inventivité qui l'a toujours caractérisée pour regarder avec optimisme vers l'avenir.

    J'adresse donc un plein « satisfecit » à Joëlle GARIN, Conseillère municipale déléguée au Patrimoine qui excelle dans ce type d'expositions. Je remercie Françoise DENIZON et toute la commission de la culture pour leur partipation active et je rejoins Joëlle dans tous les remerciements qu'elle a adressés dans son propos.