europe : Le blog de Loïc HERVÉ, Maire de Marnaz

08 décembre 2009

Rencontre avec les députés européens à Bruxelles

Françoise GROSSETETE.jpgA l'invitation de Françoise GROSSETETE, une délégation* composé de jeunes haut-savoyards de la majorité présidentielle UMP-Nouveau Centre ont fait le déplacement à Bruxelles pour visiter le Parlement européen et rencontrer les Députés élus en juin 2009.

A cette occasion, ils ont pu échanger avec Françoise GROSSETETE, Damien ABAD, Gaston FRANCO et Michel DANTIN sur le rôle important que jouent les parlementaires européens dans les sujets aussi importants que le droit de la consommation, la santé, l'industrie ou l'agriculture.

Ils ont pu aussi appréhender la manière dont les décisions sont prises au plan européen dans les institutions européennes comme la Commission au moment même où l'Europe commence à mettre en marche son nouveau fonctionnement issu du Traité de Lisbonne.

 

* Sonia LACROIX-CHAMOSSET, Patricia MAHUT, Virginie MULLER, Bruno BASSO et Loïc HERVE

20 mai 2009

Clip du Gouvernement : le 7 juin, votons !

Chrétiens en politique, à la suite de Schuman : "l’Europe sera une lumière pour le monde"

À la veille des élections européennes, le Père Burgun, ardent apôtre de la béatification de Robert Schuman, appelle les chrétiens à l'engagement politique. Pour cela, il puise dans la vie du père de l'Europe de quoi secouer les consciences.

Propos recueillis, pour Famille Chrétienne, par Maylis Guillier et Samuel Pruvot.

L'abstention risque de battre de nouveaux records lors des élections européennes. Est-ce normal du point de vue chrétien ?
En nous abstenant de voter, nous laissons le champ libre à cette Europe qui part dans tous les sens ! On n’a jamais réussi à donner une direction forte en s’abstenant ! Laisser faire, cela veut dire en clair démissionner. Comment à la fois se plaindre que l’Europe ne va pas dans le bon sens et déserter un scrutin aussi important ? Le Parlement européen est pour l’instant le seul lieu soumis à la démocratie. Les moments où la parole nous est donnée sont rares. Il faut la prendre ! Quand les gens me disent « Mon père, à mon niveau, qu’est ce que je peux faire? » Je leur demande s’ils connaissent les programmes des députés qui se présentent ? Savez-vous pour qui vous allez voter le 7 juin ? Avez-vous déjà pris le temps d’écrire à votre député européen pour lui dire ce qui ne va pas ? Prenons ce qui nous est offert : le droit de vote, le droit d’expression, le droit d’association.

L’Europe ne fait plus rêver. Pourquoi ?
Beaucoup de Français se posent la question : qu’est-ce que l’Europe m’apporte de fait ? En réagissant de cette manière, nous restons très égoïstes. Martin Luther King disait : « Ne demandez pas d’abord ce que l’État peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous faites pour l’État ! »  On devrait transposer la question avec l’Europe ! Elle nous a apporté la paix durant soixante ans et c’est un fruit inestimable. Quel jeune Européen accepterait aujourd’hui de prendre une arme pour défendre son pays ? Nous avons perdu la mémoire. Le peuple chrétien, comme le peuple d’Israël, est un peuple de la mémoire ! L’Europe est née d’une intuition qui a germé chez quelques chrétiens – Schuman, Adenauer, De Gasperri et Monnet – pour sortir le continent européen des conflits. Ils sortaient de deux guerres mondiales ! L’Europe a toujours été en proie aux divisions. Cela remonte au traité de Verdun, en 843, lorsque les fils de Charlemagne se sont partagés le royaume de leur père...

En quoi Robert Schuman a-t-il renversé la perspective ?
Schuman a voulu réconcilier l’Europe. Force est de constater que, depuis soixante ans, l’Europe est en paix ; une paix véritable qui s’est forgée autour de ce qui nous divisait autrefois. À savoir la possession du charbon et de l’acier. C’était à l’époque le nerf de la guerre ! Au sortir de la guerre, l’Allemagne est sous embargo. Interdiction pour elle de relancer ses mines de charbon et ses usines d’acier. Schuman va poser un acte prophétique en réunissant sous une haute autorité – la CECA – ce qui nous divisait.
En quoi son discours du 9 mai 1950 est-il toujours fondateur pour la construction européenne ?
La réconciliation suppose une démarche très concrète. Autrement dit : « On ne fait pas la paix comme des anges ! » Les belles paroles ne suffisent pas. Schuman avait compris que la réconciliation franco-allemande passerait par un acte d’une portée symbolique qui concentre les regards. Il explique : « En se faisant […] la  championne d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. […] L’Europe ne se fera pas d’un coup ni dans une construction d’ensemble ; elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. »

Ne faut-il pas admettre que l’Europe n’est plus le phare du monde ?
Schuman estimait que l’Europe n’était pas faite pour elle-même mais qu’elle devait être une lumière pour le monde ! Si l’Europe arrive à faire la paix avec elle-même, elle sera semence de paix pour le monde. Et vice-versa.

Les chrétiens ne sont plus moteurs de l’Europe. Pourquoi ?
L’Europe est le théâtre de graves débats éthiques. Les chrétiens redoutent qu’on leur impose certains modèles qui font peur. On les comprend. Mais peuvent-ils changer la société en se retranchant des structures politiques ? L’histoire de notre Europe montre au contraire que c’est en se relevant les manches que les chrétiens ont obtenu une conversion de la politique. Les chrétiens ont-ils déserté l’Europe ou est-ce qu’ils ont déserté la politique tout court ? Si Schuman avait attendu la moralité des politiques pour s’engager, il attendrait toujours ! Schuman s’est posé la question de la vocation sacerdotale. Mais un ami l’a persuadé que le XXe siècle serait le siècle des « saints en veston ». Des saints laïcs ! Schuman a accepté d’entrer dans l’arène politique. Aujourd’hui, c’est vrai, on remet en cause le statut de la famille ou des embryons. Mais ne croyons pas trop vite que les débats d’aujourd’hui sont plus immoraux que ceux d’autrefois. Les débats étaient différents mais la politique n’était pas plus sainte il y a soixante ans ! Les personnes âgées de mon diocèse – je suis originaire de la Moselle – qui ont connu le député Schuman se souviennent que les campagnes politiques n’étaient pas roses ! On y allait à coup de caricatures !

S’engager sur le terrain politique européen, n’est-ce pas prendre le risque de cautionner toutes les dérives possibles ?
Ne nous laissons pas gagner par le relativisme et le défaitisme ! Saint Augustin demande aux chrétiens à la société ce que l’âme est au corps. Que se passera-t-il si ceux qui sont porteurs de lumière, d’espérance et de vérité se retranchent et démissionnent ? À force de vivre dans un contexte relativiste, nous prenons le même chemin ! Les chrétiens baissent les bras. Ils se disent que la politique ne pourra plus changer, que la construction européenne est partie sur de mauvaises bases… Je ne suis pas certain que la politique de la France – dans ces domaines – soit toujours meilleure que celle de l’Europe.

Les défis de l’Europe de Schuman sont-ils encore les nôtres ?
Le défi énergétique, par exemple, persiste. Nous n’avons pas les ressources suffisantes pour permettre à tous les hommes de la planète de vivre avec le confort d’un Européen moyen. Demain, nous allons manquer de pétrole et de gaz en Europe… Nicolas Sarkozy a proposé de placer la gestion du gaz européen sous une autorité commune. Quand nous sommes confrontés à des problèmes énergétiques, il y a deux façons d’y répondre. Soit on tire la couverture à soi – on récupère le peu d’énergie qu’il reste pour ses propres besoins –, soit on accepte de mettre en commun, de partager. Quitte à réduire un peu son train de vie. Si tous les pays européen tirent la couverture à eux, ils vont se déchirer à nouveau ! La problématique de Robert Schuman est loin d’être dépassée. Il faut à l’Europe des structures fortes qui permettent d’éviter le repli sur soi que l’on constate en temps de crise. L’Europe est un géant économique mais un nain politique. Voilà le problème. Nous, Français, nous n’avons pas doté l’Europe des structures politiques nécessaires pour lui permettre d’affronter les défis de demain.

Maylis Guillier et Samuel Pruvot

Le père Burgun prépare les soixante ans de la déclaration de Robert Schuman le 9 mai  2010 Renseignements : http://www.9mai2010.eu/ Comité d’organisation du 9 mai 2010 BP 70010 57003 Metz Cedex 01.

Retrouvez l'intégralité du magazine Famille Chrétienne n°1636, disponible en édition numérique.

07 mai 2009

Le 7 juin, au service de l'idéal européen : Quand l’Europe veut, l’Europe peut !

Les élections européennes auront lieu le dimanche 7 juin prochain.

Malgré l'enjeu si important pour notre quotidien comme pour notre avenir, ces élections risquent fort d'être boudées par nos compatriotes.


Je suis un européen fervent. L’Europe est l’une des raisons essentielles de mon engagement dans la vie publique. J'ai étudié en Allemagne et visité un grand nombre des États formant l’Union. Je me suis progressivement forgé la conviction qu’il existait une communauté de destin entre tous ces peuples, si durement éprouvés par les drames de l’histoire.

J’appartiens à la famille politique de Robert SCHUMAN, de Pierre PFLIMLIN, de Raymond BARRE, de Valéry GISCARD d’ESTAING, de Simone VEIL. J’appartiens à cette famille qui a porté le projet européen depuis les origines.

Au nom de cet héritage, la formation politique à laquelle j'appartiens à titre personnel, le Nouveau Centre, a décidé de s'engager au sein de la Majorité présidentielle sur des listes communes avec l'UMP sous la bannière du Parti Populaire Européen.

Aujourd’hui, cet engagement a du sens pour au moins deux raisons :

- Après la victoire du NON au référendum sur la Constitution européenne, il a fallu poser la question européenne différemment. Un traité simplifié, le traité de Lisbonne, a été rédigé. Il faut impérativement que ce traité devienne la loi fondamentale de l’Europe et puisse entrer en vigueur rapidement pour rendre l’Europe plus opérationnelle et plus efficace.

- La France a présidé l’Union européenne lors du deuxième semestre de 2008. Le Président de la République a montré comment une Europe qui s’exprime haut et clair peut être entendue sur la scène internationale. La situation en Géorgie, comme la gestion des débuts de la crise financière en sont la preuve irréfutable.


Je viens d'apprendre aujourd'hui que mon souhait d'apporter ma pierre dans cette campagne électorale avait été accepté par ces formations politiques.

Je serai donc candidat le 7 juin prochain aux élections européennes, en 14ème position sur la liste de Françoise GROSSETETE. Damien ABAD, Président des Jeunes Centristes, sera le numéro deux de cette liste.

Je suis fier de cette candidature et je remercie en particulier Hervé MORIN, Ministre de la Défense et Président national du Nouveau Centre et Jean-Paul AMOUDRY, Sénateur et Président départemental du Nouveau Centre en Haute-Savoie, pour leurs soutiens qui me permettront pendant les quelques semaines qui nous séparent du scrutin de m’exprimer sur un sujet aussi passionnant.

Je compte sur l'ensemble des personnes qui partagent l'idéal européen et les idées que je vais défendre pour m’aider à faire avancer un idéal commun.

Je compte aussi sur ceux qui ne partagent pas ces idées, et je leur dis que cette candidature est une invitation au dialogue et à la contradiction pour que la question de l'Europe revienne au cœur du débat politique.


Alors le 8 mai, fêtons la Paix en Europe.
Et le 9 mai, fêtons l’Europe.


Loïc HERVE

29 avril 2009

Discours d'Hervé MORIN à Rueil-Malmaison

17 avril 2009

[La Tribune, 3 avril 2009] L'Europe sera notre force (Hervé MORIN)

La campagne des élections européennes est ouverte. A moins de cent jours du scrutin, les partis politiques achèvent la constitution de leurs listes. Au Nouveau Centre, nous avons fait le choix de l'union avec nos partenaires de l'UMP, parce que la crise économique rend plus que jamais nécessaire le rassemblement de la majorité.

Pour nous, centristes, l'Europe n'est pas seulement une construction, c'est un socle de valeurs communes que notre famille politique a portées à travers l'histoire : la liberté, l'humanisme, les solidarités, le désir et la volonté de paix.

Au cours de la campagne, le Nouveau Centre entend porter trois messages.

Le premier, c'est qu'il faut remettre de la politique en Europe. Voilà trente ans cette année que les députés européens sont élus directement par les citoyens. Le Parlement européen est le seul exemple au monde d'une assemblée transnationale dotée du pouvoir de fabriquer des lois contraignantes.

Cela devrait faire des élections européennes un rendez-vous démocratique majeur. Elles restent pourtant un rendez-vous manqué. L'abstention massive a une explication : l'absence d'enjeu politique. Qu'ils veulent une Europe plus sociale, plus libérale ou plus conservatrice, les électeurs ont en effet le sentiment que leur vote, quel qu'il soit, ne changera rien aux destinées de l'Europe. Pour remettre de la politique en Europe, il faut avoir le courage de renoncer à un consensus qui paralyse la démocratie. L'Europe a besoin de clivage. Elle a besoin d'une majorité et d'une opposition comme cela existe dans nos démocraties nationales.

Les citoyens doivent pouvoir connaître le nom du futur président de la Commission selon le résultat des élections. Cela contribuera à européaniser un scrutin qui n'est encore que la juxtaposition de 27 élections nationales. Portons ainsi l'idée que les élections européennes soient organisées partout le même jour dans le cadre de listes véritablement européennes avec des programmes élaborés en commun par les partis politiques européens.

Notre second message est que, dans la conjoncture économique actuelle, les citoyens ne demandent pas tant une Europe qui les protège qu'une Europe qui répare ce que la crise est en train de détruire.

Réparer, c'est d'abord instaurer des règles de gouvernance européenne dans différents domaines que sont notamment la régulation des marchés financiers, le contrôle des agences de notation et la lutte contre les paradis fiscaux ; car l'Europe doit bien sûr porter, dans l'économie de marché, l'idée de la morale et de l'éthique.

Une Europe qui répare, c'est également une Europe qui cesse d'ériger la concurrence en dogme, voire en idéologie. Il faut adapter les règles de la concurrence pour permettre à la fois le maintien de services publics et la constitution de grands groupes européens. Aider l'industrie, c'est aussi protéger les emplois et les salariés. Car qui comprendrait que l'Europe reste inactive devant des plans sociaux dévastateurs à l'échelle européenne ? Nous proposons que l'Union se dote d'un fonds structurel socio-économique pour venir en aide directement aux secteurs économiques et aux salariés les plus fragilisés par la crise.

Le troisième message que nous entendons porter, c'est celui d'une Europe capable de projeter son modèle sur la planète. L'Europe, c'est le plus beau contrat collectif au monde. Notre projet est différent de celui des Etats-Unis, comme il est bien entendu différent du modèle chinois, indien ou brésilien. Il est le meilleur pour l'homme. Nous sommes porteurs d'une vision solidaire et coopérative de l'organisation du monde qui nous place à l'avant-garde sur de nombreux fronts : la lutte contre le changement climatique - avec une diplomatie environnementale qui a déjà permis de faire bouger les lignes -, la promotion de la diversité culturelle et linguistique, la reconnaissance de normes sociales internationales, le dialogue des cultures et des civilisations.

Alors que la refondation du capitalisme est en marche, le sommet du G20 de Londres a été une occasion inespérée pour l'Europe de promouvoir ses valeurs. Le modèle de la compétition entre les Etats doit s'effacer au profit d'un modèle coopératif reposant sur le respect de la norme et du droit. C'est ce que nous avons construit avec l'Union européenne et pour le monde. Ce n'est pas une question de bon sens, c'est une question d'existence car il en va de la survie de l'humanité sur le long terme.

L'évolution du monde rend plus que jamais nécessaire l'émergence d'une véritable puissance publique européenne. Mais ayons l'honnêteté de reconnaître qu'il n'existe pas d'ambition fédérale à 27. C'est pourquoi il nous faut inventer de nouvelles formes de coopération pour surmonter les blocages et les lenteurs d'une Union élargie. On ne fera pas l'Europe des cinquante prochaines années comme nous l'avons faite depuis un demi-siècle. Il ne s'agit pas de renier les pères fondateurs mais de faire preuve de pragmatisme pour franchir une nouvelle étape de l'intégration européenne.

Tôt ou tard, les Etats qui en ont la volonté politique devront conclure entre eux un nouveau traité avec l'ambition de construire une Europe politique responsable et influente.

08 février 2009

La Suisse approuve la libre circulation des travailleurs avec l'UE

GENEVE (AFP) — Les Suisses ont massivement approuvé dimanche la reconduction et l'extension à la Bulgarie et à la Roumanie des accords sur la libre circulation des travailleurs avec l'Union européenne, un résultat inattendu accueilli avec soulagement à Berne comme à Bruxelles.

Selon les résultats officiels, le oui a remporté 59,6% des suffrages de la Confédération où 22 des 26 cantons se sont prononcés en faveur de la collaboration avec Bruxelles qui a permis à 200.000 Européens de travailler en Suisse depuis 2002. Le non a recueilli 40,4% des votes.

Ce score a créé la surprise, les observateurs ayant multiplié les mises en garde sur les possibles tentations de repli de la population confrontée à une montée du chômage et une économie en berne.

Les autorités suisses ont salué le "choix de l'avenir", qui conforte la "voie bilatérale" entre la Confédération et son premier partenaire économique.

Bruxelles a pour sa part transmis ses "félicitations" aux Suisses ayant accepté de prolonger "un accord-clé" ouvrant "la voie au renforcement du tissu existant" entre la Confédération et ses voisins, a expliqué le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Le scrutin était suivi de près par les capitales dont plusieurs années de coopération économique étaient en jeu. La libre circulation est en effet associée à six autres accords, les Bilatérales I, facilitant les échanges commerciaux entre l'UE et la Suisse.

En cas de rejet, ces accords devaient sauter automatiquement selon la "clause de la guillotine". Bruxelles avait également fait savoir que l'adhésion de la Suisse à l'espace Schengen serait annulée.

Au total, un non aurait renvoyé la Suisse à son statut de petit pays indépendant, l'isolant de ses partenaires dont elle est pourtant hautement dépendante économiquement.

Faisant écho aux "satisfecit" de Bruxelles, Berne mais aussi Bucarest et Sofia, les partisans de la reconduction des accords, en l'occurence la presque totalité des partis helvétiques et les milieux économiques, ont applaudi la "maturité" des électeurs suisses.

"C'est le langage de la raison qui l'a emporté", a commenté le président du Parti socialiste Christian Levrat.

Le oui "nous permettra de traverser les mois à venir avec de meilleurs atouts" alors que la Suisse est confrontée à un risque de récession, a assuré le président du Parti radical démocratique (droite) Fulvio Pelli.

Le vote constitue en revanche un coup dur pour la droite populiste, la première force politique (29% des voix) de retour depuis deux mois au gouvernement et pratiquement seule à avoir mené une campagne agressive contre la libre circulation.

Le député de l'Union démocratique du centre (UDC) Dominique Baettig, a estimé qu'"entre deux maux, (les électeurs) avaient choisi le moindre, qui est la fuite en avant".

Acceptant mal la défaite, un certain nombre de membres de l'UDC ont évoqué la possibilité de convoquer un nouveau référendum pour cette fois "limiter la libre circulation des personnes".

Après le soulagement, la Confédération devrait rapidement retrouver les sujets qui fâchent avec les Européens. Selon le quotidien alémanique NZZ, Bruxelles, exaspérée par le secret bancaire, s'apprête à hausser le ton sur la fiscalité des entreprises pratiquée par les cantons lors d'une réunion prévue vendredi.

Zurich a fait un pas dimanche dans la direction réclamée par l'UE en abolissant par référendum les forfaits fiscaux accordés au milliardaires étrangers qui y résident.

13 juin 2008

Europe : carpettes s'abstenir !, par Sylvie Goulard

LE MONDE | 12.06.08 | 13h17 • Mis à jour le 12.06.08 | 13h18


Dans leurs discours, les dirigeants européens appellent toujours à une Union européenne plus démocratique, plus transparente, plus efficace. Après les référendums négatifs de 2005, c'était juré, croix de bois, croix de fer, nos autorités avaient compris les attentes du peuple. Et Nicolas Sarkozy d'affirmer à Strasbourg en octobre 2007 : "L'Europe doit avoir plus de débats, plus de démocratie et au fond plus de politique."

La présidence française de l'Union, qui commence le 1er juillet, va offrir une magnifique occasion de voir comment les promesses se traduisent en actes. C'est en effet le Conseil européen, composé des vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui doit bientôt doter celle-ci d'un président stable et d'un haut représentant, chargé de l'action externe, aux pouvoirs renforcés. En 2009, le mandat de l'actuel président de la Commission arrive également à échéance. Trois nominations, trois postes stratégiques. Désigner nos dirigeants après un débat public constitue, pour l'Union, un enjeu de légitimité mais aussi de crédibilité internationale. Pour peser plus dans les affaires du monde, les Européens devraient choisir les meilleurs d'entre eux, les plus indépendants, les plus combatifs. Et non se mettre d'accord sur les moins gênants, d'autant plus appréciés qu'ils ne fâchent personne.

Au nom de la démocratie et de l'efficacité, la présidence française de l'Union pourrait poser sept exigences nouvelles.

1. Respecter le calendrier démocratique. Aux termes du traité de Lisbonne, le prochain président de la Commission sera issu de la majorité du Parlement européen élu en juin 2009. Il est particulièrement choquant que certains envisagent de conclure "un marché" dès 2008. Si les gouvernants veulent décourager les citoyens européens d'aller voter, qu'ils continuent ainsi ! La démocratie impose d'attendre juin 2009, quitte à prévoir des solutions transitoires pour les premiers mois de l'année.

2. Faire la lumière sur la sélection. La pratique des petits arrangements entre amis, dans le huis-clos du Conseil européen, doit cesser. Il serait inouï que l'organe suprême de l'Union s'affranchisse des règles de transparence que les traités imposent aux autres institutions communautaires. Cette période d'une année laisse le temps d'organiser une phase de dépôt des candidatures puis un débat public, sous des formes à définir, impliquant notamment le Parlement européen et les Parlements nationaux. La campagne pour les élections européennes serait le moment, pour chaque parti européen, d'indiquer quel est son programme et quels sont ses candidats. Ceux-ci seraient appelés à visiter les Etats membres, à exposer leurs vues, à se faire connaître.

3. Définir des postes avant de choisir des individus. Des noms (Tony Blair, Jean-Claude Juncker, Jose Manuel Barroso) circulent déjà mais, au fond, pour quoi faire ? Le profil le plus probable pour le "président" du conseil est celui d'une chairperson à l'anglo-saxonne, c'est-à-dire l'animateur d'une équipe, un facilitateur de compromis ou bien d'un président autorité morale à l'italienne ou à l'allemande. Mais pour les Français, l'image présidentielle est autre. Il faudrait en parler ouvertement sinon les frustrations seront grandes.

4. Répartir les tâches entre ces différentes autorités. Les risques de rivalité sont considérables. Si un accord n'est pas trouvé pour éviter les empiétements, notamment dans les fonctions de représentation extérieure de l'UE, la cacophonie, la tradition des délégations européennes pléthoriques se perpétueront, au détriment de l'intérêt européen.

5. Juger les candidats sur pièces et non sur titre. La qualité d'ancien membre du Conseil européen - qui tend à devenir une condition incontournable - assure une certaine expérience. Elle ne garantit pas les aptitudes requises pour occuper une fonction supranationale. En outre, elle réduit le vivier. Si elle avait été imposée jadis, Jacques Delors ne serait jamais devenu président de la Commission. Il faut au contraire élargir le cercle afin de mobiliser des talents plus divers. Enfin, une évaluation plus systématique des candidats est nécessaire : des instituts de recherche indépendants, répartis dans différents Etats membres pourraient dresser un bilan de l'action de chacun des candidats, dans ses fonctions nationales ou dans ses fonctions européennes antérieures.

6. Poser des exigences de fond. Nul ne peut prétendre diriger l'UE s'il vient d'un pays qui s'est abstenu de reconnaître la Charte des droits fondamentaux. En effet, au nom de quelles valeurs irait-il par exemple conclure de nouvelles adhésions ? Les dirigeants européens ne peuvent pas non plus être issus des Etats qui se sont affranchis des accords de Schengen et de l'euro. Il serait incompréhensible pour des Européens consentant de tels partages de souveraineté d'être dirigés par ceux qui s'y sont dérobés.

7. Accorder au moins l'un de ces postes à une femme. Les plus hautes autorités européennes ne sauraient ignorer les exigences de parité imposées aux collectivités locales, aux Parlements nationaux et aux entreprises, ni décrédibiliser des décennies d'efforts de l'UE en faveur de la non-discrimination. Enfin, face aux intégristes de toutes confessions, la défense de la mixité constitue l'une des priorités de nos sociétés, tout comme l'intégration des personnes issues de l'immigration. La condition non écrite tendant à privilégier les anciens membres du Conseil renforce au contraire tous les conservatismes.

L'Union européenne se trouve à un moment-clé de son histoire. L'enjeu de ces nominations est immense. La présidence française peut aider l'UE à éviter sept péchés capitaux contre l'esprit européen. Il serait tout à son honneur de proposer une véritable "rupture" démocratique afin d'éviter que le Conseil européen ne sorte les noms des heureux élus comme un magicien fait apparaître des lapins, sans expliquer d'où ils viennent, ni où ils ont l'intention d'aller.

Sylvie Goulard est présidente du Mouvement européen France.

05 février 2008

[Bonneville.fr] Bonneville à l'heure européenne

Les collèges et lycées de l'agglomération de Bonneville organisent la 6ème édition des semaines européennes du mardi 5 février au jeudi 14 février.

Au sein des établissements scolaires, des expositions et des travaux de recherches sont menés sur l'Europe et l'environnement. Les collégiens et lycéens sont sensibilisés à la récupération, à la préservation, au tri sélectif par des réalisations d'affiches, des animations, des projections...

Au programme :
- un concours de nouvelles "Nouvelles d'Europe" dont le règlement est disponible au lycée Fichet, à l'office de tourisme ou à la librairie Préface (rue Décret),
- gastronomie européenne au restaurant d'application du lycée professionnel hotelier François Bise (Finlande le 5 février, terroir savoyard le 6 février, Danemark le 7 février, Belgique le 8 février, Italie le mardi 12 février, tour d'Europe et soirée piano le 13 février, Belgique le 14 février,
- projection - débat jeudi 7 février à 20h30 dans la salle polyvalente du lycée Fichet sur le thème : Les nouvelles technologies et le développement durable en Europe,
- Ca chauffe sur les Alpes ou les stations de ski face au réchauffement climatique, mardi 12 février à 20h30 à l'agora,
- Une vérité qui dérange, le documentaire du prix Nobel Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, mercredi 13 février à 18h30 à l'agora,
- Architecture et développement durable - l'exemple du Vorarlberg une provocation constructive, jeudi 14 février à 18h30 dans la salle polyvalente du lycée Guillaume Fichet.

Source : site internet de la ville de Bonneville

30 novembre 2007

Citoyens marnerots ressortissants des pays de l'Union européenne : vous pouvez voter et être élus aux élections municipales de mars 2008

f3782a300b20ff197f9e958e91dfe585.jpgPrincipe

L'article 8 du Traité de Maastricht signé en 1992 donne un nouveau droit aux citoyens de l'Union européenne résidant dans un autre Etat membre que leur pays d'origine : ils peuvent participer en tant qu'électeur et présenter leur candidature aux élections municipales, ainsi qu'aux élections européennes, de leur pays de résidence principale, dans les mêmes conditions que les nationaux.

 

Règles générales

Une directive communautaire fixe les modalités des élections aux municipales : les citoyens d'autres Etats membres peuvent participer aux élections municipales et être élus comme conseillers municipaux.

En revanche, ils ne peuvent devenir ni maire, ni adjoint.

En France, la directive européenne est transposée par une loi organique du 25 mai 1998.

Tous les autres pays de l'Union européenne l'ont à ce jour également transposée en droit national, autorisant ainsi les ressortissants étrangers de l'Union européenne à voter ou à se faire élire aux conseils municipaux.

Contrairement aux élections au Parlement européen, il est possible de s'inscrire et de voter à la fois dans son pays de résidence et dans son pays d'origine. En revanche, il est interdit d'exercer deux mandats municipaux, l'un en France, l'autre dans son pays d'origine, par exemple.

 

Voter ou être éligible en France

Pour voter ou être éligible, en France, les citoyens européens doivent :

  • avoir 18 ans ;
  • être domiciliés dans la commune où ils vont voter, ou résider en France depuis au moins 6 mois, ou être inscrit au rôle d'une contribution directe communale depuis au moins 5 ans ;
  • s'inscrire sur les listes électorales dites complémentaires de leur lieu de résidence ;
  • fournir, à la Mairie de leur lieu de résidence, une déclaration écrite mentionnant : leur nationalité, leur adresse sur le territoire français et leur droit au vote dans l'Etat où ils sont ressortissants.

Ils reçoivent, ensuite, une carte d'électeur spécifique.

Les 11 et 18 mars 2001, les citoyens des pays de l'Union européenne résidant en France ont pu, pour la première fois, participer aux élections municipales.

Les 9 et 16 mars 2008, ils pourront de nouveau exercer ce droit.

  

Lien  : http://www.touteleurope.fr/fr/vos-droits-et-demarches/exe...

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