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alain veyret

  • Discours de Monsieur le Maire de Marnaz à l'occasion du vernissage de l'exposition d'art premier africain (le 8 avril 2011)

    Monsieur le Sénateur,
    Madame GRADEL, représentant Monsieur Maurice GRADEL, Conseiller Général et Maire de Scionzier,
    Mesdames et Messieurs les élus d'Annecy, Bonneville, Cluses, Magland et Vougy,
    Cher Alain VEYRET,
    Chers amis,

    L'Afrique !

    Ce simple mot est si évocateur en soi.

    C'est ce continent complexe et contrasté qu'Alain VEYRET nous invite à découvrir sous l'angle des oeuvres de sa collection qui ont été rassemblées sous le vocable d' « Art premier africain ».

    Alain, nous nous connaissons et nous nous apprécions depuis de nombreuses années. Nous partageons des valeurs et je savais d'avance que cette exposition serait une réussite.

    Une réussite essentiellement parce que tu es un humaniste. Et tu sauras faire vivre cette exposition par la connaissance que tu as de chacune des pièces présentées et parce que tu sauras faire passer le message : Derrière chacune d'entre elles il y a une histoire humaine.

    C'est à dire des hommes et des femmes qui ont façonné de leur mains une représentation culturelle et spirituelle des choses les plus fondamentales de l'existence humaine : la transcendance, l'ascendance, la descendance. Au fond, la vie et la mort... Mais la vie quotidienne aussi...

    Qu'il s'agisse des représentations humaines ou animales, parfois même de représentations thériantropiques (c'est à dire qui mêlent l'homme et l'animal), chaque oeuvre est ici pour évoquer quelque chose en nous.

    Mais pour que le dialogue entre l'oeuvre et notre âme s'instaure, il faut, je crois, remplir une condition. Cette condition exige de nous que que oubliions nos a priori occidentaux et les représentations mentales de notre environnement que nous avons construites et qui parfois nous étouffent.

    J'ajouterai un dernier message dont le but n'est pas de dramatiser les choses, il faut savoir que toutes les oeuvres que nous découvrons ce soir sont issues de cultures africaines vivantes mais qui sont menacées. 

    Je pense qu'Alain y reviendra. Le SIDA, l'exode rural, la progression du Sahel menacent des civilisations séculaires. 

    Mais pas seulement, la progression d'une monoculture mondiale est une menace tout aussi grave parce qu'elle touche au coeur même de ce qui forge l'identité culturelle et sociale.

    L'ethnologue et immense penseur Claude LEVI STRAUSS nous mettait déjà en garde : « Pour que les cultures  persistent dans leur diversité, il faut qu'il existe entre elles une certaine imperméabilité. »

    Alors merci Alain pour cette belle exposition, pour cette invitation au voyage et à la distanciation. Merci aussi de contribuer à faire connaître ces oeuvres et les cultures qui les ont engendrées et de les reconnaître. Merci donc de rendre cet hommage à l'Afrique.

    *